L'église de Toulx Sainte Croix

Son origine est datée du XI siècle. Ce sont les chanoines d’Evaux qui construisirent l’église, qui fut d’abord dédiée à la Sainte Croix, puis à St Martial. Cette église est quasi millénaire et elle a subi au cours des siècles maintes réparations et transformations.

Seul le déambulatoire subsiste de la première époque. Des archéologues pensent que des absidioles ont disparu que ce déambulatoire desservait, et dont il ne reste qu’une chapelle centrale. L’église a connu plusieurs périodes de détresse qui ont été suivies de reconstruction. Plusieurs travées, en s'effondrant, ont séparé l’église de son clocher, ce dont il est résulté la construction du porche au début du XIXème siècle. Ainsi le clocher qui menaçait ruine a du être consolidé par de puissants contreforts. Si elle s’est parfois affaiblie, la continuité des efforts des premiers bâtisseurs ne s’est pas interrompue au cours des siècles et jusqu’à nos jours.

La totalité de l’église, nef et clocher, a été classée monument historique en 1987.

Nous avons la chance à Toulx Sainte Croix d'avoir Mme MEILLEROUX, une Greeters (une personne passionnée et amoureuse de son village prête à vous guider dans la visite de l'église), en cliquant sur ce lien vous aurez un extrait de son intervention.

Quelques précisions

Vers 1700-1730, un effondrement des trois premières travées de l’église se produit et l’église se trouve curieusement amputée de son clocher.

Elle subit, au cours du siècle, quelques petites réparations et transformations.

Epoque Contemporaine

Au XVIIIe siècle le curé prieur de Saintchorent entreprit quelques travaux de réfection qu’il eut bien du mal à financer.

En 1804 Baraillon signale qu’une partie de la nef et du clocher était ruinée depuis déjà longtemps.

En 1807, le conseil de fabrique décida d’entreprendre « la réédification » de l’édifice, c’est le terme employé par Mr de Pichard, président du conseil de fabrique et conseiller général.

Entre 1817 et 1820 les parties ruinées furent supprimées et leurs matériaux utilisés pour la restauration des autres parties. Les travaux avaient été si mal exécutés que par la suite il fallut veiller sans cesse à la réparation des malfaçons.

En 1850, l’état du clocher fut particulièrement préoccupant et on le sauva en l’étayant de puissants contreforts, c’est peut-être après ces travaux que les trois lions - d’origine gallo-romaine – furent installés à leur emplacement actuel.

Après 1866, on fit refaire le crépi intérieur de la nef et on orna le chœur, les colonnes et les voûtes de dessins aux couleurs vives.

En 1910, un coup de foudre causa un feu dans le clocher et en 1912 l'abbé Aguillaume (Curé de la paroisse de 1907 à 1949), fit refaire le toit du clocher en complétant l’étage d’une arase de maçonnerie avec moellons et corniches. Il demanda à chaque maçon et tailleur de pierre de la commune de participer et de tailler chacun une pierre de la corniche. Le toit fut couvert de bardeaux fendus de châtaignier.

 

Les lions (situés à l'entrée de l'église et du clocher)

Les trois lions de granite bien usés sont d’origine gallo-romaine, étaient-ils quatre comme le veut la tradition orale ?

George Sand les vit vers 1845 « gisant le nez dans la fange au beau milieu de la place de Toulx ». C’est peut-être après les travaux de 1850 que les trois lions furent installés à leur place actuelle.

 

Le clocher

Dans la première partie du XVIIIème siècle, une partie de la nef et du clocher fut ruinée. La date exacte et les causes ne sont pas bien connues, tremblement de terre..., affaissement de terrain... ? Quelques travaux furent entrepris par le curé prieur de Saincthorent, mais déjà à cette époque les problèmes de financement existaient.

En 1817 le conseil de fabrique décida d’entreprendre « la réédification » du monument et le clocher fut séparé de la nef et vers 1850 on sauva le clocher de la ruine en l’étayant de puissants contreforts en utilisant les matériaux des parties ruinées.

En 1912 le curé Aguillaume fit refaire le toit du clocher en complétant l’étage d’une arase de maçonnerie avec moellons et corniche. Il demanda à tous les maçons de la commune de participer à ces travaux et chacun d’eux tailla une pierre de la corniche.

Un bas relief du dieu gallo-romain « Lug – Mercure » réemployé au bas du mur sud du clocher atteste qu’il eut avant l’église un « fanum », un petit temple.

Le curé Aguillaume recueillit cinq sarcophages datant du VIème au VIIIème siècle qu’il préserva dans le clocher. Au cours des travaux d’assainissement commencés par l’APTE qui nécessitaient le déplacement de ces sarcophages, on découvrait que l’un des sarcophages était encore occupé, des recherches archéologiques à ce sujet sont prévus par la Directions régionales des affaires culturelles.

Les travaux d’assainissement de l’intérieur du clocher ont été effectués par l’APTE avec les conseils des Architectes des bâtiments de France.